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Un pétrolier iranien transportant 1,3 M de barils de brut en panne en mer Rouge

Le navire apparaît sur le site du Trésor américain dans une liste d'entités soumises à des sanctions américaines

Illustration d'un pétrolier. (Crédit : Shay Levy/Flash90)
Illustration d'un pétrolier. (Crédit : Shay Levy/Flash90)

Un pétrolier iranien est tombé en panne en mer Rouge près de l’Arabie saoudite et effectue des réparations, a annoncé mercredi le ministère iranien du Pétrole.

Le HELM a subi mardi une « panne technique » à environ 120 kilomètres au nord du port saoudien de Yanbu, a indiqué le ministère sur son site, citant la National Iranian Tanker Company (NITC).

« L’équipage du pétrolier est hors de danger et il a commencé à réparer la panne », a dit le directeur technique du NITC Akbar Jabalameli.

TankerTrackers.com, qui surveille les mouvements des navires, a indiqué que la HELM transportait 1,3 million de barils de pétrole brut et se dirigeait vers le canal de Suez depuis l’île iranienne de Kharg.

Le navire apparaît sur le site du Trésor américain dans une liste d’entités soumises à des sanctions américaines.

Cette panne intervient quelques jours après qu’un autre pétrolier iranien, l’Adrian Darya, a levé l’ancre après avoir été autorisé par les autorités du territoire britannique de Gibraltar de partir malgré une tentative américaine de le détenir.

Gibraltar avait arraisonné le 4 juillet ce tanker, soupçonné de transporter du pétrole vers la Syrie, en application des sanctions européennes contre ce pays. Le navire a levé l’ancre dimanche mais sa destination finale n’est pas connue.

Son arraisonnement avait provoqué une crise diplomatique entre Téhéran et Londres, attisée ensuite par la saisie de trois pétroliers dans le Golfe par l’Iran, dont un battant pavillon britannique : le Stena Impero, dans le détroit d’Ormuz.

Washington a qualifié lundi de « très regrettable » le refus par Gibraltar de saisir le pétrolier Adrian Darya et a souhaité qu’il soit à nouveau arraisonné, une éventualité qui aurait de « graves conséquences » selon Téhéran.

« Le pétrolier de type VLCC (very large crude carrier, ndlr), transportant 130 000 tonnes de pétrole et ayant indiqué Kalamata comme destination, est trop grand pour jeter l’ancre dans un port grec », a déclaré M. Varvitsiotis, chargé des Affaires européennes, dans un entretien avec la chaîne de télévision privée grecque ANT1.

« S’il entre dans les eaux grecques, il ne peut jeter l’ancre qu’au large et à ce moment-là, nous examinerons » la situation, a-t-il expliqué.

Athènes « ne souhaite en aucun cas faciliter le transport du pétrole en Syrie », a insisté le ministre, soulignant que les autorités grecques avaient « subi des pressions » des Etats-Unis. « Il y a eu des messages précis de la part des autorités américaines », qui souhaitent que le pétrolier soit à nouveau arraisonné.

Selon le site internet de suivi Maritime Traffic, l’Adrian Darya se trouvait mercredi au large d’Oran (Algérie), naviguant très lentement, à une vitesse de 7,5 noeuds.

« S’il ne change pas d’itinéraire », ce qui reste possible selon le ministre grec, il n’arrivera à Kalamata que le 25 août, a assuré une source portuaire.

Mardi, les autorités grecques ont dit ne pas avoir reçu pour le moment de « demande officielle » de la part du pétrolier de jeter l’ancre à Kalamata.

L’affaire suscite des inquiétudes en Grèce, certains médias la qualifiant de « crash-test » pour le gouvernement de droite de Kyriakos Mitsotakis, constitué il y a moins de deux mois.

Le nouveau ministre grec des Affaires étrangères Nikos Dendias s’est déjà rendu à Washington après les législatives du 7 juillet et son homologue américain est attendu à Athènes à l’automne, selon Miltiadis Varvitsiotis.

« Les Etats-Unis ont décidé d’exercer une politique très dure vis-à-vis de l’Iran, une politique très différente de l’UE et cela préoccupe et affecte les relations entre les deux partenaires et amis traditionnels », a-t-il estimé.

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