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Un proche de Nisman mis en cause pour lui avoir fourni une arme

Diego Lagormasino, un informaticien de 35 ans qui travaillait pour Alberto Nisman depuis 2007 lui aurait prêté son arme personnelle

Alberto Nisman (Crédit : capture d'écran YouTube)
Alberto Nisman (Crédit : capture d'écran YouTube)

Un proche collaborateur du procureur argentin Alberto Nisman, retrouvé mort le 18 janvier, a été mis en cause lundi par la justice pour avoir remis au magistrat l’arme qui a causé sa mort, a annoncé la procureure Viviana Fein.

Les premiers éléments de l’enquête suggèrent que le procureur s’est donné la mort avec un pistolet de calibre 22 mais l’absence de résidus de poudre sur les mains de Nisman a semé le doute et l’opinion publique croit à un assassinat.

La procureure Viviana Fein a inculpé Diego Lagormasino, un informaticien de 35 ans, qui travaillait pour le procureur depuis 2007, pour avoir prêté le samedi 17 janvier son arme personnelle, ce qui constitue un délit, sans plus de lien avec la mort du procureur, le dimanche.

D’après l’enquête, il est la dernière personne à avoir vu Alberto Nisman en vie. Il a été entendu à deux reprises par Viviana Fein, la magistrate qui conduit l’enquête sur « la mort suspecte » du procureur.

La présidente Cristina Kirchner devait s’exprimer à la télévision hier soir. Jusqu’ici, elle ne s’est exprimée que par écrit, sur son compte Facebook. Dans son dernier message, elle doutait du suicide et dénonçait un complot d’anciens agents des services de renseignement.

Des manifestations réclamant « Justice pour Nisman 26E » sont convoquées à cette heure-là devant le palais présidentiel à Buenos Aires et devant la résidence présidentielle, en périphérie de la capitale argentine.

Le procureur Nisman, en charge notamment depuis 10 ans de l’enquête sur l’attentat de la mutuelle juive AMIA en 1994, venait d’accuser la présidente Cristina Kirchner d’avoir entravé l’enquête pour protéger l’Iran de toute mise en cause.

Plus de 20 ans après, l’attentat contre l’ambassade d’Israël (29 morts et 200 blessés en 1992) et contre la mutuelle juive AMIA (85 morts et 300 blessés en 1994) n’ont toujours pas été élucidés, ce dernier étant considéré comme le pire attentat terroriste de l’histoire argentine.

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