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Un village palestinien, victime d’actes de vandalisme

Les mots "vengeance" et "le bonjour de Bat Ayin", tagués à Qabalan illustrent les tensions qui opposent les résidents des implantations aux soldats israéliens et aux Palestiniens

Des tags anti-palestiniens dans la ville de Qabalan le 7 novembre 2019. (Autorisation)
Des tags anti-palestiniens dans la ville de Qabalan le 7 novembre 2019. (Autorisation)

Des slogans de « vengeance » en hébreu ont été peints dans un village palestinien de Cisjordanie jeudi matin. Une voiture a également été endommagée. Ces incidents sont survenus au sud-est de Naplouse.

Les phrases « le bonjour de Bat Ayin » et « zone militaire fermée » ont été peintes à Qabalan et découvertes jeudi matin, selon des photos de la scène. Bay Ayin est une implantation située près de Jérusalem, où la police a été confrontée en début de semaine à des jets de pierres par des jeunes résidents. Les mots « zone militaire fermée » font référence à l’activité militaire autour de l’implantation d’Yitzhar.

L’incident de jeudi survient dans un contexte de recrudescence de la violence anti-palestinienne et contre les forces de sécurité israéliennes par la jeunesse radicale des implantations.

Vendredi dernier, les Palestiniens de Yatma ont découvert que leur village du nord de la Cisjordanie avait été pris pour cible par des vandales dans le second crime de haine apparent commis dans le secteur en trois jours.

Comme lors de l’attaque qui a eu lieu le mercredi précédente dans le village d’al-Bireh, en Cisjordanie, environ 30 voitures ont eu les vitres brisées ou les pneus crevés. Les mots « zone militaire fermée », « salutations de la part des Jeunes des collines » ont aussi été peints à la bombe sur les véhicules avec des étoiles de David, sur des photos qui ont été fournies par la municipalité de Yatma.

Le vandalisme anti-palestinien et les attaques contre les forces de l’ordre israélien sont appelées attaques du « Prix à payer » et leurs auteurs affirment qu’il s’agit de représailles contre la violence palestinienne et les politiques gouvernementales hostiles au mouvement pro-implantations.

Malgré les dizaines de crimes commis ciblant les Palestiniens et leurs biens, il est extrêmement rare que les auteurs soient arrêtés

La violence s’est notamment concentrée autour de l’implantation radicale d’Yitzhar.

Les résidents ont déclaré que les tensions entre eux et les forces de sécurité ont commencé à monter au début du mois dernier, lorsque le chef du commandement central a signé un ordre administratif interdisant à un résident de Kumi Ori de Cisjordanie d’entrer sur le territoire. Un fonctionnaire de la défense a déclaré que l’homme de 21 ans a été impliqué dans des actes de violence contre des soldats et des Palestiniens. L’homme nie l’allégation.

Après que le secrétariat d’Yitzhar a coupé les ponts avec les hauts-gradés de Tsahal, les forces de sécurité ont arrêté deux habitants de Kumi Ori, l’un pour avoir mis le feu à un champ palestinien et l’autre pour avoir menacé un commandant de brigade militaire. L’un des suspects a affirmé avoir été agressé par l’officier qui l’a arrêté.

Dans les jours qui ont suivi, les forces de sécurité ont signalé à deux reprises avoir été attaquées alors qu’elles patrouillaient dans la zone. Un officier a été légèrement blessé lors d’un incident impliquant 30 jeunes militants d’extrême droite connus sous le nom de « Jeunes des Collines », qui ont lancé des pierres sur les soldats et crevé les pneus de leur jeep.

D’autres faits de violence se sont produits dans la région depuis.

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