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Une aide juridictionnelle pour les policiers faisant l’objet de « shaming » sur les réseaux sociaux

Le chef de la police a aussi défendu sa politique controversée sur le harcèlement sexuel et a assuré que les entretiens individuels fonctionnent mieux que les plaintes

La chef de police Roni Alsheich à Tel Aviv, le 30 août 2016. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)
La chef de police Roni Alsheich à Tel Aviv, le 30 août 2016. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Le chef de la police israélienne Roni Alsheich envisagerait d’établir un système d’aide juridictionnelle pour aider les policiers qui font l’objet de plaintes et de poursuites en justice.

Alsheich devrait nommer une commission au sein de la police pour examiner la faisabilité du projet, qui consiste à proposer aux agents de l’assistance quand ils portent plainte contre des civiles qui publient des propos diffamatoires contre eux sur les réseaux sociaux, ainsi que la possibilité d’établir une unité de défense pour les policiers qui font l’objet de poursuites, selon le quotidien Haaretz mercredi.

La création de cette commission s’inscrit dans le contexte d’une vague de plaintes et de shaming qui ciblent les officiers de police sur les réseaux sociaux de la part des civils qui auraient subi une offense ou un mauvais traitement de la part de la police.

La commission sera composée de trois membres : un ancien juge, un ancien avocat général de l’armée israélienne, et le chef sortant du département des opérations de la police. Selon Haaretz, la commission examinera les politiques d’autres agences gouvernementales liées à la protection des employés sur les litiges juridiques dans le cadre de leur travail.

Toujours mecredi, Alsheich s’est exprimé à la conférence d’Herzliya, pour défendre la politique de lutte contre le harcèlement sexuel qu’il a instituée l’an dernier au sein des forces de police.

L’an dernier, Alsheich avait annoncé que la police n’enquêterait plus sur les plaintes pour harcèlement anonymes contre des policiers au sein de l’organisation, ajoutant que « les lettres anonymes sont devenues une culture de vendetta au sein de la police. »

Cette mesure avait déclenché de vives critiques de la part de groupes de défense, qui ont averti que de nombreux officiers hésitent à se plaindre ouvertement à cause des répercussions potentielles sur le plan social et professionnel. Pour alimenter la controverse, il semble qu’un grand nombre de hauts-responsables ont été écartés de la police, pour comportement sexuel inapproprié.

Au lieu des plaintes anonymes, Alsheich a instauré un processus de « révision du travail » qui se superpose aux vérifications de sécurité que subissent régulièrement les policiers.

Les révisions se font sous forme d’entretiens, et les policiers sont interrogés sur leurs attitudes et sur celles des collègues qui pourraient porter atteinte à ce qui est considéré comme légal ou adéquat pour des agents de police.

« Cela dissuade et met en évidence les irrégularités. Cela signifie que [les policiers] n’ont plus besoin de porter plainte, donc je suis ravi de pouvoir dire que tout va bien », a assuré Alsheich.

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