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Une association juive aide à réunir une famille syrienne en contournant le décret Trump

L’agence de réfugiés HIAS promet de travailler sans relâche pour garantir que la famille Kassar ne soit pas la dernière autorisée à entrer aux Etats-Unis

Fadi Kassar embrasse ses deux petites filles, qu'il n'a pas vu depuis deux ans, après avoir retrouvé sa famille à l'aéroport JFK de New York, le 2 février 2017. (Crédit : Bill Swersey/HIAS)
Fadi Kassar embrasse ses deux petites filles, qu'il n'a pas vu depuis deux ans, après avoir retrouvé sa famille à l'aéroport JFK de New York, le 2 février 2017. (Crédit : Bill Swersey/HIAS)

Une famille syrienne a été réunie avec l’aide d’une agence juive pour les réfugiés, après que la mère et ses deux filles ont été temporairement empêchées d’entrer aux Etats-Unis par le décret controversé du président américain Donald Trump.

Razan Alghandour et ses filles, Hasan, 8 ans, et Lian, 5 ans, ont retrouvé jeudi le mari de Razan et le père des filles, Fadi Kassar, à l’aéroport John F. Kennedy de New York, a annoncé le Hartford Courant.

Kassar a obtenu l’asile aux Etats-Unis en 2015 et s’est installé dans le Connecticut. Sa famille devait le rejoindre le mois dernier, mais a été empêchée de monter à bord d’un vol de transit en Ukraine après que Trump a signé son ordre exécutif le 17 janvier, forçant la famille à retourner dans un camp de réfugiés en Jordanie.

Selon la déclaration de l’HIAS, l’ancienne Société hébraïque d’aide aux immigrants, une organisation juive vieille de 135 ans qui aide les réfugiés et les demandeurs d’asile, le groupe a exposé le cas de la famille aux officiels du gouvernement et aux médias, et disposait d’un avocat pour accueillir la famille à l’aéroport.

Fadi Kassar embrasse ses deux petites filles, qu'il n'a pas vu depuis deux ans, après avoir retrouvé sa famille à l'aéroport JFK de New York, le 2 février 2017. (Crédit : Bill Swersey/HIAS)
Fadi Kassar embrasse ses deux petites filles, qu’il n’a pas vu depuis deux ans, après avoir retrouvé sa famille à l’aéroport JFK de New York, le 2 février 2017. (Crédit : Bill Swersey/HIAS)

« Malheureusement, ce n’est qu’un seul des milliers de cas où des personnes innocentes ont été injustement interdites d’entrer aux Etats-Unis, a déclaré le directeur exécutif de HIAS, Mark Hetfield. Nous pensons que ce sont les premiers Syriens à entrer depuis la signature de l’ordre exécutif, et nous sommes déterminés à nous assurer que ce ne seront pas les derniers. »

« Il faut aller de l’avant, nous continuerons à travailler sans relâche sur autant de cas que nous pouvons, a déclaré Hetfield. Comme nous l’enseigne le Talmud : sauver une vie, c’est comme sauver le monde entier. »

Renee Redman, un avocat de New Haven spécialisé dans l’immigration qui a aidé la famille, a comparé leur détresse à celle des Juifs fuyant les nazis.

Manifestation contre le nouveau décret anti-immigré du président américain Donald Trump à l'aéroport international de Logan, à Boston, le 28 janvier 2017. (Crédit : Scott Eisen/Getty Images/AFP)
Manifestation contre le nouveau décret anti-immigré du président américain Donald Trump à l’aéroport international de Logan, à Boston, le 28 janvier 2017. (Crédit : Scott Eisen/Getty Images/AFP)

« C’est comme l’Holocauste, a déclaré Redman, selon le Courant. Les gens fuient pour leurs vies et sont dispersés dans le monde entier, et cela a rendu les choses encore pires. »

Beaucoup ont noté que l’ordre exécutif du président a été signé le jour même de la Journée internationale de commémoration de l’Holocauste, associée aux passagers du MS St. Louis, un bateau allemand rempli de 937 réfugiés juifs, à qui on a refusé l’entrée aux Etats-Unis, à Cuba et au Canada, en 1939.

L’Anti-Defamation League, B’nai Brith International et l’American Jewish Committee ont critiqué le décret Trump.

Twitter se souvient du sort des réfugiés juifs du MS St. Louis, refoulés par les Etats-Unis

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