Une chroniqueuse juive obtient une protection après avoir interpellé Trump
Mona Charen reproche aux conservateurs d'avoir soutenu Roy Moore au Sénat, qualifie l'invitation de Marion Marechal-Le Pen de "honte"

Une chroniqueuse juive conservatrice s’exprimant à la CPAC, une conférence annuelle importante pour les conservateurs, a été huée et a ensuite obtenu une protection après ses propos critiquant les « hypocrites » du Parti républicain pour avoir ignoré l’inconduite sexuelle du président des États-Unis.
Mona Charen, membre du Ethics & Public Policy Center, a pris la parole samedi dans le cadre d’un débat intitulé « #UsToo: Left out by the Left ».
Elle a interpellé les personnes présentes pour avoir ignoré la vantardise du président américain Donald Trump au sujet de ses conquêtes sexuelles, bien qu’elle n’ait pas mentionné son nom.
« Je suis déçu que les gens de notre côté soient hypocrites à l’égard des harceleurs et des agresseurs sexuels des femmes de notre parti, assis à la Maison Blanche, qui se vantent de leurs relations extraconjugales, qui se vantent de maltraiter les femmes, et parce qu’il a un « R » à son nom, nous regardons ailleurs, nous ne nous plaignons pas », a dit Charen.
Sa déclaration a été faite juste avant qu’un sondage annuel auprès des participants a révélé que le taux de satisfaction était de 93 % pour Trump.
Elle a également critiqué le parti pour son soutien à Roy Moore. Le Parti républicain a soutenu Roy Moore comme sénateur dans l’État de l’Alabama, même s’il a été accusé de maltraitance d’enfants. « Vous ne pouvez pas prétendre défendre les femmes et supporter ça. »
Charen, dont les chroniques sont souvent pro-israéliennes, a également critiqué la CPAC pour avoir invité en tant que conférencière, la femme politique d’extrême droite Marion Marechal-Le Pen, petite-fille de Jean-Marie Le Pen et nièce de la présidente du Front national, Marine Le Pen.
« La seule raison pour laquelle elle était ici, c’est qu’elle s’appelle Le Pen, et le nom de Le Pen est une honte. Son grand-père est raciste et nazi. Elle affirme qu’elle le soutient », a dit Charen. Le fait que la CPAC l’ait invitée est une honte », a-t-elle ajouté avant d’être huée par le public.
Elle aurait été escortée hors du centre de conférence par trois gardes de sécurité pour sa propre protection. Charen a écrit plus tard que les gardes qui l’escortaient « semblaient vraiment inquiets pour ma sécurité. »
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