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Une Française qui avait rejoint les djihadistes en Syrie arrêtée en Turquie

Le gouvernement turc, qui a longtemps été critiqué pour son laxisme, a renforcé récemment les contrôles à ses frontières

Des partisans de l'Etat islamique manifestent à Raqqa, en Syrie, en 2014. (Crédit : capture d'écran YouTube/Vice)
Des partisans de l'Etat islamique manifestent à Raqqa, en Syrie, en 2014. (Crédit : capture d'écran YouTube/Vice)

La police a arrêté en début de semaine dans le sud-est de la Turquie une Française qui rentrait de Syrie, où elle avait épousé un combattant du groupe Etat islamique (EI), a-t-on appris de source officielle turque jeudi.

Sonia Belayati, 22 ans, a été interpellée mardi à l’aube dans une gare routière de la province de Sanliurfa, grâce à un signalement fourni par la France, a précisé à l’AFP un responsable turc sous couvert d’anonymat.

Selon cette source, la jeune femme était arrivée en mars en Turquie via Istanbul, avant d’entrer illégalement en Syrie pour y rejoindre l’EI. « Elle a travaillé pour l’organisation terroriste Daesh pendant trois mois. Puis elle s’est mariée avec un combattant étranger haut placé du groupe », a-t-il ajouté.

La jeune Française s’est ensuite séparée de cet homme et a été incarcérée dans une prison de l’EI. Une fois remise en liberté, elle a réussi à repasser la frontière pour regagner la Turquie, selon ce responsable.

Les autorités turques ont engagé contre elle une procédure d’expulsion.

Longtemps critiqué pour ne pas suffisamment lutter contre les filières de recrutement djihadistes qui traversent son territoire vers la Syrie, le gouvernement islamo-conservateur turc a nettement renforcé récemment les contrôles à ses frontières.

Ankara a annoncé avoir inscrit plus de 13 500 noms sur sa « liste noire » des citoyens étrangers interdits d’entrée sur son territoire en raison de leurs sympathies présumées pour les djihadistes qui combattent le régime du président syrien Bachar al-Assad.

La Turquie a également indiqué avoir déjà expulsé plus de 1 350 personnes suspectes de vouloir rejoindre les rangs de l’EI.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan exige depuis le début de la guerre civile syrienne le départ du président Assad, devenu sa bête noire.

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