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Une image satellite montre une nouvelle base militaire iranienne en Syrie

La photo montre des hangars, où seraient entreposés des missiles, semblables à ceux de la base iranienne qui auraient été frappés par Israël l'an dernier

Une photo de la supposée base iranienne en Syrie. Les hangars blancs sont visibles au bas au centre. (Google Maps)
Une photo de la supposée base iranienne en Syrie. Les hangars blancs sont visibles au bas au centre. (Google Maps)

Les images satellites d’une zone proche de Damas semblent montrer une base militaire iranienne qui pourrait abriter des missiles capables de frapper Israël, selon un reportage datant de mercredi.

Une image de la base observée, dans une zone connue sous le nom de Jabal al-Sharqi à quelque huit kilomètres au nord-ouest de la capitale syrienne, montre deux bâtiments récemment construits qui sont similaires à ceux d’une autre base en Syrie que l’on pense avoir été utilisés comme base pour les troupes du Corps des Gardiens de la Révolution iranienne, selon Fox News, citant des informations provenant du groupe israélien d’analyse géospatiale ImageSat.

Mercredi matin, le ministre de la Défense Avigdor Liberman a dédramatisé le reportage en disant à la radio israélienne qu’il n’y avait « rien de nouveau ici ».

« Ne prenez pas tous les reportages des médias, même ceux d’un média respecté comme Fox, pour argent comptant », a déclaré le ministre de la Défense.

« Nous avons une vision complète de ce qui se passe », a-t-il ajouté.

Les bâtiments ont été considérés dans le reportage comme de possibles hangars abritant des missiles à courte et moyenne portée.

Image satellite montrant le résultat d’une supposée frappe aérienne israélienne sur une base iranienne établie en-dehors de Damas, 16 novembre 2017 (Crédit : ImageSat International ISI)

Leur forme et leur dimension, 30 mètres sur 20 mètres, sont identiques à celles d’un bâtiment sur un site également identifié comme étant une base iranienne, qui aurait été la cible d’une frappe israélienne en décembre.

Cependant, un rapport d’ImageSat sur ce site, à al-Kiswah, à quelque 13 kilomètres au sud de Damas, la capitale syrienne, a indiqué que ce bâtiment n’était pas un hangar à missiles, mais plutôt une mosquée ou une cantine.

Un reportage de la BBC sur la même base indiquait que les analystes ne croyaient pas qu’il était conçu pour le stockage de missiles ou d’autres armes lourdes, mais plutôt pour accueillir des soldats et des véhicules.

Une digue de terre est également visible autour du site de Jabal al-Sharqi, ce qui indique une utilisation militaire probable.

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Israël avertit depuis des années que l’Iran cherche à s’implanter militairement en Syrie, notamment en établissant des bases de missiles.

Selon les évaluations politiques et militaires israéliennes, Téhéran, qui a soutenu le président syrien Bachar Assad dans la guerre civile syrienne, a œuvré à la création de bases aériennes et navales en Syrie, à partir desquelles il peut armer l’organisation terroriste libanaise Hezbollah et d’autres groupes chiites, ainsi que mener ses propres attaques contre l’État juif.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu prononce un discours au troisième jour de la conférence sécuritaire de Munich (MSC) organisée à l’hôtel Bayerischer Hof à Munich, dans le sud de l’Allemagne, le 18 février 2018 (Crédit : AFP PHOTO / Thomas KIENZLE)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a averti le 18 février qu’Israël pourrait frapper directement la République islamique et a averti Téhéran de ne pas « mettre à l’épreuve la détermination d’Israël ».

« Israël ne permettra pas que le régime iranien nous mette un étau de terreur autour du cou », a-t-il ajouté. Nous agirons sans hésiter pour nous défendre. Et nous agirons si nécessaire, non seulement contre les agents iraniens qui nous attaquent, mais contre l’Iran lui-même. »

Un rapport publié plus tôt ce mois-ci affirmait que l’Iran exploite 10 bases militaires en Syrie et forme des milices fidèles au régime d’Assad en vue d’une éventuelle bataille avec Israël, deux installations essentielles étant situées près de la frontière du Golan.

Mardi, le chef du Commandement central américain Joseph Votel a averti que la qualité et la quantité des missiles que l’Iran fournit aux groupes en Syrie et au Liban augmentaient.

« L’Iran génère de l’instabilité dans toute la région, et le réseau iranien de menaces continue de se renforcer, renforçant ainsi sa capacité à menacer les intérêts des États-Unis et des pays alliés », a-t-il déclaré.

Le général de l’armée américaine Joseph Votel, commandant du Commandement central des États-Unis, témoigne lors d’une audience de la House Armed Services Committee au Capitole à Washington, DC, le 27 février 2018. (AFP/SAUL LOEB)

De retour d’un voyage en Israël mardi, le sénateur de Caroline du Sud Lindsey Graham a déclaré aux journalistes que l’Iran « testait » le président américain Donald Trump en Syrie et au Liban, où les responsables israéliens craignent que l’Iran aide le groupe terroriste Hezbollah à construire des roquettes téléguidées de précision contre l’État juif.

« Ils testent Trump », a dit Graham, selon Bloomberg. « Ils testent la communauté internationale. »

Graham a également prédit qu’il y aurait bientôt un conflit dans le sud du Liban, au sujet des missiles.

« Ils nous ont dit sans ambiguïté que si cette menace persiste – ils continuent à fabriquer des fusées qui peuvent frapper l’aéroport et faire beaucoup de dégâts à l’État d’Israël – ils devront intervenir, » a déclaré Graham.

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