Une juive argentine parvient à obtenir son guet en Israël
Son ex-mari, qui s'était rendu en Israël pour un mariage, était depuis interdit de sortie du territoire israélien, après que son ex-femme a saisi le tribunal rabbinique de Tel Aviv

Deux puissantes familles juives d’Argentine qui se disputent, une pléthore de rabbins à la rescousse, des négociations pour obtenir le guet, et au milieu une jeune femme enchaînée (agouna, en hébreu) qui attendait d’avoir la possibilité de se remarier.
Mais ce matin du 13 mai devant le tribunal rabbinique de Tel Aviv, son mari a enfin accepté de lui rendre sa liberté en lui accordant son guet.
Katy Bisraor, l’avocate de la jeune femme devant le tribunal rabbinique explique au Times of Israel : « Une jeune fille de 18 ans a épousé un garçon de 28 ans, tous deux viennent de familles puissantes en Argentine. Mais au bout de quelques semaines seulement le mariage éclate. Dans la foulée, le divorce civil est accordé ».
Mais le divorce religieux tarde, le mari rechigne à accorder le guet à sa femme, une histoire d’honneur. Mais pas seulement : « En diaspora, il existe cette opinion qu’un guet se négocie, » continue Bisraor.
« Mais en Israël, ce n’est pas le cas. Quand il est arrivé ici pour un mariage en février dernier, il a immédiatement été convoqué par le Beth Din, qui lui a signifié son interdiction de sortir du territoire, tant qu’il ne libérerait pas sa femme ».
Tout se passe, continue l’avocate rabbinique alors qu’une loi controversée est actuellement en lecture à la Knesset, une loi qui accorderait la compétence aux tribunaux rabbiniques de juger des ressortissants juifs étrangers, ne possédant pas la nationalité israélienne.
Selon la loi juive, un mariage ne peut être dissous sans que l’homme ne consente à un guet. Les tribunaux rabbiniques ne peuvent forcer un homme à accorder un guet à sa femme, mais ils peuvent lui imposer de sévères punitions et une humiliation publique si les juges estiment qu’il refuse injustement un guet en transforment une femme en « agunah » ou littéralement « enchaînée ».
Les agounot ne sont pas autorisées à se remarier religieusement, et les enfants qu’elles ont avec un nouveau mari dans le cadre d’un mariage civil sont considérés comme illégitimes [mamzerim].
la Communauté du Times of Israël !