Une ville palestinienne visée par un crime de haine après l’attaque d’Ariel
Des résidents de Batir rapportent des dégradations de pneus, des phrases en hébreu taguées sur des voitures et des murs dans une possible vengeance de l'assassinat de 2 Israéliens
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Des vandales ont lacéré les pneus de véhicules et tagué des murs dans ce qui semble être un crime de haine dans le village de Batir, dans le centre de la Cisjordanie, ont rapporté des résidents locaux mercredi matin.
L’une des voitures dont les pneus ont été dégradés a également été taguée d’une phrase en hébreu : « nous ne nous arrêtons pas tant que nos frères sont assassinés. »
Un autre véhicule a été recouvert d’une étoile de David, et un mur voisin de la phrase « Plus d’attaque terroriste » en hébreu.
La police israélienne n’a pas immédiatement réagi à notre demande de commentaire sur l’incident, qui survient trois jours à peine après une attaque terroriste ayant tué deux Israéliens dans le nord de la Cisjordanie.
لقطات توثّق عمليات التخريب التي نفذتها مجموعات المستوطنين بممتلكات الفلسطينيين في بلدة بتير غرب بيت لحم، فجر اليوم. pic.twitter.com/37uvXDyr9g
— 48 الإخبارية (@48nnews), le 20 mars 2019
Ce crime haineux apparent est le dernier incident en date des violences commises par des résidents d’implantations depuis la fusillade de dimanche. Quelques heures après l’attaque, le groupe de défense juridique Yesh Din a rapporté que des Palestiniens étaient pris pour cibles dans toute la Cisjordanie.
Trois employés palestiniens d’une entreprise d’électricité ont dû être conduits dans un hôpital de Naplouse après avoir été visés par des jets de pierres près de l’implantation de Shavei Shomoron.
Sur la Route 55, dans le nord-est de la Cisjordanie, des résidents d’implantation ont jeté des pierres à l’entrée du village palestinien de Jinsafut, brisant les pare-brise de certains véhicules. Des pierres ont également été lancées sur les villages de Hawara, Asira al-Qibliya et Jit, a ajouté Yesh Din.
Cet incident survient alors que les autorités israéliennes tenteraient de sévir contre le nombre croissant d’attaques attribuées à des extrémistes juifs.
Pour les Israéliens d’extrême droite, s’en prendre aux Palestiniens et parfois aux soldats de l’armée israélienne relève de représailles contre les attaques terroristes et les actions du gouvernement israélien jugées hostiles au mouvement des implantations.
En décembre dernier, le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU a publié un rapport révélant une hausse de 69 % des attaques commises par ces résidents d’implantation contre des Palestiniens en 2018 par rapport à 2017.
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