Rechercher

Un appel au boycott d’une casheroute alternative produit l’effet inverse

Après que l'organisation Chotam a pris pour cible Pasta Basta sur Facebook, des milliers de personnes se sont engagées à manger dans les succursales de la chaîne

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

La photo postée par Chotam qui critique Pasta Basta d'avoir choisi Tzohar pour sa surveillance cachère. (Courtesy Chotam)
La photo postée par Chotam qui critique Pasta Basta d'avoir choisi Tzohar pour sa surveillance cachère. (Courtesy Chotam)

Lorsque l’organisation Chotam, qui dit travailler « pour remettre le judaïsme à l’ordre du jour public », a attaqué sur Facebook la chaîne de restaurants Pasta Basta, lui reprochant de travailler avec l’organisme de supervision cacher non-conventionnelle Tzohar plutôt qu’avec le grand rabbinat et en détournant ironiquement son nom en « Pasta Basa » – argot pour dire « décevant » – des milliers de personnes ont réagi en prévoyant de se rendre à Pasta Basta pour un repas le même jour.

Il s’agissait d’un autre défi lancé par les partisans du grand rabbinat, qui est impliqué dans une longue bataille contre les efforts de la base pour arracher le contrôle du processus de supervision casher en Israël à l’organe ultra-orthodoxe nommé par l’État.

Pasta Basta, une chaîne de bars à pâtes qui a été créée sur le marché Mahane Yehuda de Jérusalem et qui compte maintenant huit restaurants, a été l’un des premiers restaurants à passer de la supervision de casheroute du Grand rabbinat à celle de Private Supervision, une autorité privée de casheroute.

Lorsque Private Supervision, dirigée par le rabbin Aaron Leibowitz, a annoncé à la fin février qu’elle remettrait son contrôle alimentaire à l’autorité de Tzohar, Pasta Basta a accepté.

Private Supervision, connu en hébreu sous le nom de Hashgacha Pratit, travaillait avec Tzohar depuis plusieurs mois pour la mise en place de la nouvelle autorité, et Rabbi Oren Duvdevani, qui dirigeait Hashgacha Pratit, dirige maintenant l’initiative de Tzohar.

L’organisation religieuse et sioniste Tzohar vise à combler le fossé entre les Israéliens laïques et religieux en trouvant des alternatives au rabbinat sur des sujets tels que les mariages juifs, les offices de prière et maintenant, la supervision casher.

La transition de Hashgacha Pratit à Tzohar fait suite à une décision de la Cour suprême de justice en septembre selon laquelle les restaurateurs ont été autorisés à informer leur clientèle qu’ils servent de la nourriture cachère même s’ils ne se désignent pas explicitement comme un « établissement casher ».

La décision, qui était perçue comme une brèche dans le contrôle du rabbinat sur le processus de supervision de la casheroute, a ouvert la voie à la nouvelle section des supervisions de Tzohar, mais exigera également qu’elle fournisse une explication détaillée des normes casher dans tous ses restaurants.

Chotam a écrit sur Facebook que la branche Pasta Basta de Petah Tikva était un lieu de rencontre pour les jeunes religieux, mais que la chaîne « a jeté du sable dans les yeux des clients » en se débarrassant de la supervision du rabbinat et en utilisant Tzohar à la place.

Une photo du restaurant Pasta Basta de Petah Tikva, l’un des huit restaurants de la chaîne en Israël (Autorisation Pasta Basta).

« Comme si votre politique à Jérusalem ne suffisait pas, vous essayez encore une fois de tromper le rabbinat et le public qui mange casher pour qui il est important de rester fidèle à la surveillance institutionnelle de la casheroute », a posté Chotam sur Facebook.

« Encore une fois, vous avez choisi de suivre ces organisations fantasques qui sont encensées par les Juifs réformés et critiquées par de nombreux rabbins de premier plan. Nous voterons avec nos pieds. »

En réponse, plus de 4 000 personnes ont fustigé Chotam et ont dit qu’ils allaient manger à Pasta Basta.

Haim Avrahami, le patron de Pasta Basta, a déclaré que la chaîne de restaurants avait décidé de ne pas commenter cet incident.

A Tzohar, un porte-parole a déclaré qu’ils avaient reçu un soutien écrasant de la part des Israéliens qui tiennent à la casheroute et de ceux qui reconnaissent l’importance de la supervision comme une des principales valeurs juives.

« Nous sommes fiers de constater que la demande des restaurants cherchant à obtenir notre supervision est en constante augmentation », a déclaré Tzohar en réponse.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.
Se connecter ou rejoindre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres de la Communauté qui payent un abonnement peuvent commenter les articles
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Se connecter avec
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation
S'inscrire pour continuer
Se connecter avec
Se connecter pour continuer
S'inscrire ou se connecter
Seuls les membres de la Communauté du ToI peuvent commenter les articles.
Se connecter avec
check your email
Consultez vos emails
Nous vous avons envoyé un email à .
Il contient un lien pour vous connecter.
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.