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Malnutrition : Les emballages alimentaires porteront des étiquettes

Le ministère de la Santé va appliquer une réforme d'ici deux ans. Elle vise à lutter contre les excès de sucre, de sel et d’acides gras saturés

Illustration : deux enfants espagnols mangent des chips. (Crédit : (Hugh Stonelan via Stock/Getty Images)
Illustration : deux enfants espagnols mangent des chips. (Crédit : (Hugh Stonelan via Stock/Getty Images)

Après presque deux ans de délibérations, la commission du Travail, de la Solidarité et de la Santé a décidé d’adopter lundi un modèle chilien qui appose sur les emballages alimentaires des étiquettes rouges lorsqu’ils contiennent des taux excessifs de sucre, de sel ou d’acides gras saturés par rapport aux limites recommandées.

Pendant ces deux années, les entreprises alimentaires d’Israël ont fortement fait pression sur le gouvernement, le ministère de la Santé et la commission. Ils soutenaient un étiquetage volontaire plutôt qu’obligatoire ; ils voulaient que les étiquettes mentionnent les ingrédients sains, plutôt que ceux mauvais pour la santé. Si les produits alimentaires devaient être étiquetés, les étiquettes devraient apparaître au dos du paquet plutôt que sur le devant. Ils ont perdu toutes ces batailles.

Une question de dernière minute a été résolue lundi au sujet de l’étiquetage des petits emballages de snacks dont la face avant ne mesure pas plus de 25 centimètres carrés. La commission a décidé de ne pas apposer d’étiquettes sur ce type de paquets, mais il exige néanmoins que l’on révèle les informations sur le contenu nutritionnel et une indication du nombre de cuillères de sucre qu’elles contiennent.

Dans d’autres décisions, les jus de fruits naturels ne seront pas marqués par des étiquettes rouges, malgré leur taux de sucre élevé, ni les boissons non-alcoolisées qui utilisent des substituts au sucre.

Les substituts de sucre pour les bébés seront concernés sur leurs niveaux de sucre qui dépasse ce qui est recommandé.

Le directeur général du ministère de la Santé Moshe bar Siman Tov, à la Knesset, le 16 août 2016. (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Le directeur général du ministère de la Santé Moshe bar Siman Tov a déclaré qu’il était important de permettre au public de comprendre simplement si un produit spécifique contenait des ingrédients nocifs et pour leur donner les informations dont ils ont besoin pour comparer les produits.

Il a dit que l’étiquetage alimentaire faisait partie d’un programme éducatif plus large qui, entre autres initiatives, verrait la publication de directives sur la nourriture pour les fêtes d’anniversaires. Il n’a pas donné de détails supplémentaires.

Bar Siman Tov a déclaré qu’il esperait que l’industrie alimenraire utiliserait les deux années à venir pour travailler sur la réduction du sucre, du sel et des acides gras saturés pour que les consommateurs ne soient pas confrontés à un océan d’étiquettes rouges quand les nouvelles règles entreront en vigueur.

Le comité a mis un terme aux discussions avant la fin de 2017 pour s’assurer que les régulations prendront effet au début 2020.

La décision intervient après le vote d’une loi il y a trois ans à l’initiative de la députée Ayelet Shaked (HaBayit HaYehudi) – avant qu’elle ne devienne ministre de la Justice – pour assurer que les changements dans les règles d’étiquetage des emballages alimentaires entreraient en action seulement deux ans après l’année où la loi aurait été adoptée.

Si la commission avait attendu jusqu’à janvier 2018, les règles ne seraient entrées en vigueur qu’en 2021.

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